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- Chaque Mardi soir, 18H, à la bourse du travail de périgueux
- Téléphone : 06-37-20-69-49
- Par courriel : resf24@no-log.org
- Tous les samedis matin à 11h devant la mairie de périgueux
L'immigration n'est pas un problème, c'est une solution
Et pourtant la chasse est ouverte, un nouveau gibier: le travailleur migrant précarisé.
La préfecture de la Dordogne ne délivre plus de renouvellement de cartes «étrangers malades» aux travailleurs étrangers venus en France. Ils deviennent donc clandestins alors qu’ils travaillaient régulièrement et s’intégraient dans notre département en payant leurs impôts et leurs cotisations.
Adem, Agron, Astrit, Idajet, Menouar… ont tous des histoires de vie différentes, mais le processus administratif est le même. Ils viennent d’Albanie, d’Algérie, du Kosovo...A leur arrivée en France, ils ont demandé le statut de réfugié politique qui leur a été refusé par l’Office de Protection des Réfugiés et Apatrides. Les situations de souffrances traumatiques étaient telles qu’ils ont eu besoin de soins. Ils ont ainsi obtenu des cartes de séjour «étrangers malades» avec autorisation de travailler ce qui non seulement leur permettait, d’être dans de meilleures conditions de traitement, mais aussi d’assurer leur subsistance.
Ces titres de séjour, même s’ils étaient d’une durée limitée, ont permis à ces personnes de commencer à se restructurer et d’envisager une nouvelle vie en Dordogne.
Aujourd’hui tout s’écroule pour eux. Ils se retrouvent subitement sans possibilités de travailler (sauf illégalement), se retrouvent sans ressources et sont recherchés par la police pour être expulsés.
Des étrangers continueront de venir travailler en France, c’est déjà le cas avec des ressortissants européens embauchés par des agences d’intérim. Ceci dans des conditions de précarité et d’exploitation maximales pour des profits maximaux.
Le gouvernement et son patron le MEDEF ont inventé l’idée du travailleur jetable. Non les travailleurs immigrés ne grossissent pas les chiffres du chômage.
Le gouvernement et son patron le MEDEF feraient mieux de s’inquiéter de l’avenir proche du pays.
L’immigration n’est pas un problème mais une solution: si la France veut maintenir stable le nombre de travailleurs, il faut qu’elle accepte la venue de 5,5 millions de travailleurs immigrés entre 2010 et 2050. Ce n’est pas nous qui le disons mais l’Organisation des Nations Unies dans un rapport de 2007.
Nous demandons la régularisation de tous les travailleurs immigrés.
